The test… de la concurrence !

Garmin VIRB Ultra 30

La belle surprise

Ohhhh… une GoPro by Garmin !!!

Je ne suis pas un aficionados de Garmin, en ce qui concerne les caméras tout du moins. La première version m’avait laissé une tellement mauvaise impression. Mais la sortie de la VIRB Ultra 30 coïncidant (étrange vous ne trouvez pas) avec celle de la nouvelle GoPro Hero 5 Black, je me devais de tester les deux… tout en essayant de rester objectif.

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Prise en main

Abandonnant le format caméra canon de la toute première version, Garmin c’était doucement rapproché des attentes (psychologique… on achète pas une caméra embarquée, mais une GoPro désormais) du marché avec la VIRB XE. Avec la VIRB Ultra 30, Garmin propose une copie presque conforme à la précédente version de la Hero.

Le format de la nouvelle VIRB Ultra 30 est ultra compact, mais une fois habillée de son caisson étanche elle est plus imposante que la Hero 5 Black (et du même format qu’une Hero 4 avec caisson 40 mètres).

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Concernant le caisson, Garmin à vraiment bien travailler en dotant son caisson d’un loquet extrêmement agréable à manipuler. Inutile de forcer pour l’ouvrir ou le fermer contrairement à la concurrence.

Tout de noir revêtu excepté les deux faces latérales qui sont rouge, Garmin a opté pour un format très carré, les coins étant à peine arrondis. Le revêtement plastique est lisse et lui confère un look très sobre.

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La face avant comporte l’optique et un orifice pour la prise de son.

La tranche supérieure comporte le haut parleur et quatre commandes. Le bouton obturateur, le plus gros, permet la prise de photo (quelque soit le mode utilisé), la bague rotative (autour du bouton obturateur) lance l’enregistrement vidéo.
Les boutons flèche droite & gauche permettent l’accès et la navigation dans les menus de la caméra. Une pression prolongée sur ces boutons permet d’allumer la caméra (flèche gauche) et d’activer le WiFi (flèche droite).
On retrouve les mêmes boutons sur le caisson étanche.

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La tranche gauche comporte un port HDMI et un port micro-USB, celle de droite le bouton de déverrouillage de la trappe batterie, qui se trouve elle sur la face inférieur de la caméra.
Une série de connecteurs externes est également présent sur la face inférieur (utile ou pas ? on en sait rien, Garmin n’en parle pas dans la notice… un grand classique des notices de la marque). On peu imaginer un socle de charge à venir… pure spéculation de ma part.

La face arrière de la VIRB comporte un écran couleur tactile de 1,75″. Bien que tout petit, il reste très lisible grâce à un rendu couleur et une définition plus qu’acceptable.
La réactivité tactile est très bonne, la sensibilité aux actions du doigt est au top.

=> point intéressant de la part de Garmin, la porte (rigide) du caisson étanche n’interfère pas avec la manipulation de l’écran tactile, on note toutefois une grosse perte de réponse du tactile, heureusement, il est possible d’utiliser les deux flèches du caisson et le bouton obturateur pour naviguer dans le menu.

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Le menu de navigation (accessible via l’écran) est assez intuitif. Je dis « assez » car comme à son habitude, Garmin est friand de menu et de sous menu, ce qui à tendance à perdre l’utilisateur lors de la recherche d’un paramétrage particulier.

=> ainsi par exemple, il faudra aller dans le sous menu système, du menu paramètre pour activer ou désactiver le GPS.

Les utilisateurs réguliers de Garmin prendront vite leurs marques, les autres devront sortir les rames… d’autant plus que les notices d’utilisation Garmin sont toujours un peu succinctes.

Côté accessoires inclus, Garmin est plus généreux que GoPro. En effet, la boite comprends, deux pastilles autocollantes (une courbe, une plate), un bras articulé, deux systèmes d’attache (un basique, un déporté), une clef 6 pans pour bien serrer les fixations, une porte arrière altimétrique (celle-ci est percée afin de interférer sur la prise de mesure pression atmosphérique, mais en revanche elle n’est pas étanche) et une pastille anti-humidité.

En ce qui concerne les accessoires optionnels, le catalogue Garmin est plutôt bien fournit, toutefois, si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pourrez toujours aller voir chez GoPro… le système de fixation est compatible (les petits malins…).

Fonctionnement

Qui à copié qui ? L’accès au menu et au paramétrage de la VIRB Ultra 30 depuis l’écran est tellement similaire à ce que propose GoPro que l’on est en droit de se poser cette question.

Un glissé de doigt depuis la gauche donne accès au choix de prise de vue photo ou vidéo, ainsi qu’aux sous options.

Un glisse depuis la droit permet d’accéder aux paramètres vidéo « professionnels », autrement dit le protune de GoPro

Depuis le haut de l’écran, on accède à la connectivité sans fil… WiFi, Bluetooth, Télécommande et Capteur ANT+.

ANT+ me direz-vous ? Et oui… Garmin n’a pas su résister à l’ajout de la compatibilité avec tous les capteurs de la marque. Ainsi, vous pourrez connecter une ceinture cardio, un capteur vitesse/cadence (pour le vélo) et un capteur température externe.
Autant l’ajout du GPS me semble un fonction intéressante, autant l’intérêt des « G-Metrix » (dans le jargon Garmin), c’est à dire la fréquence cardiaque, l’altitude, la vitesse, nombre de rotations me semble un petit peu futile… cela n’engage que moi !

La VIRB Ultra 30 est complété par deux applications que sont :

  • VIRB Edit qui est le logiciel de montage vidéo pour PC ou Mac. Ce logiciel, outre le montage (manuel ou assité) et le partage de vos vidéos, permet en outre de récupérer et d’intégrer les données « G-Metrix » à vos réalisations.
  • VIRB App, disponible pour iOS et Android, permet de piloter votre VIRB Ultra 30 à distance, mais également de réaliser des montagnes et de les diffuser depuis votre smartphone.

Performance

Tous les fabricants semblent jouer à armes égales désormais, en tout cas dans cette gamme de produit et de prix.

Ainsi, la Garmin VIRB Ultra 30 propose le fameux 4K à 30 fps (qui ne vous sera utile que si vous avez un PC hyper protéiné pour réaliser les montages vidéo), mais également le 1080p à 120 fps, et le 720p à 240 fps.

Le mode professionnel vous donne accès aux réglages de correction d’exposition, de l’ISO (sur une plage de 400 à 6400 iso), du contraste, de netteté, de luminosité, ainsi que d’un mesure spot.

La stabilisation d’image numérique (non compatible 4k et accessible jusqu’à une cadence de 60 fps maximum) est également présente. Tout comme pour GoPro, la stabilisation applique un recadrage sur l’image source, aucune valeur est annoncée par Garmin…
Les performances sont correctes, sans plus, ce n’est pas le point que je retiendrais.

Garmin dote également la VIRB Ultra 30 d’une commande vocale, qui fonctionne vraiment bien. Les fonctions sont cependant plus réduites que GoPro et surtout… il faut parler anglais !
Déjà que l’on passe pour des neuneus à parler à une caméra, mais si en plus il faut passer pour un neuneu monchu*.

Coté photo, on retrouve le traditionnel 12 MP, avec trois modes de prise de vue (unique, rafale, intervallomètre). La bonne idée de Garmin est d’avoir doté la VIRB Ultra 30 d’un retardateur photo.

Qualité Vidéo & Photo

Les précédentes VIRB m’avaient laissé un sale goût… pour ne pas dire qu’elle m’avait carrément bousillé la rétine tellement l’image était (désolé du terme) dégueulasse ! Un lissage trop chargé délivrait une image mole et sans détail. Qu’en est-il aujourd’hui avec le VIRB Ultra 30 ?

Coté photo Garmin fait un bon travail de dérawtisation (développement interne de la photographie). La gestion des couleurs et la balance des blancs est très correcte, les images délivrées sont très neutre et très agréable à regarder.
Les basses lumières sont bien exploitées, avec des ombres bien débouchées, en revanche, les hautes lumières sont à la limite du cramées.

A 100% l’image offre une bonne qualité de visualisation, une perte de détails significative apparait dès que l’on zoom dans l’image. Le traitement numérique appliqué par Garmin semble être plutôt chargé en réduction de bruit et en lissage, les détails d’arrières plans en sont pour leurs frais, en revanche, les premiers plans restant plus qu’acceptables.

Au global, on se trouve en présence d’un super outil pour créer de magnifiques souvenirs, mais en aucun cas du tirage en très grand format. La qualité est plus qu’acceptable pour du partage sur les réseaux sociaux.

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La vidéo quant à elle est bonne, le traitement numérique semble moins agressif. La fluidité des images est excellentes, les hautes lumières sont plutôt bien gérées et la réactivité aux changement de luminosité est assez rapide.
On appréciera les 120 fps du 1080p qui permet de faire des ralenties très fluides.

Conclusion

Je dois avouer que je suis plutôt impressionné par cette nouvelle Garmin Ultra 30. Le développement du produit a été vraiment réfléchit. Au final, le résultat est bon, même si certains points pourraient être approfondis. Ceci étant, Garmin nous propose une vraie, belle et intéressante « action cam ».

La compacité, la réactivité de l’écran tactile, la qualité des vidéos et des photos en font un très bon produit. Je regrette l’organisation du menu qui n’est pas très intuitif, et manque parfois de logique, sur ce point GoPro reste en avance.

Par ailleurs, je n’arrive pas du tout à adhérer à l’ajout des fonctionnalités « G-Metrix », mais je suis convaincu que certains y trouveront leurs bonheur.

Son prix de lancement, 530€, était excessif (limite racket), mais l’arrivée de la Hero 5 Black à 100 balles de moins, à de toute évidence incité Garmin à revoir sa copie. Aujourd’hui proposé à 430€ (voir moins dans certaines bonnes crèmeries) elle est fait désormais partie des incontournables de la caméra embarquée.

Merci « Au vieux Campeur » sans qui ce test n’aurait pu exister logalvieuxcampeur

* monchu : terme du patois Savoyard désignant un étranger aux magnifiques pays que sont les deux Savoies.

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THE TEST…

GoPro Hero 5 Black

Avec deux jours d’avance sur la date de commercialisation, j’ai pu prendre en main (et la manipuler dans tous les sens… ) le nouveau jouet de chez GoPro, la Hero 5 Black.

Wahooooooo…

 

Prise en main

Passant du gris brillant, reconnaissable de loin, à un gris mate très sobre, la Hero 5 Black a été radicalement re-looké. Un gainage caoutchouc très agréable et offrant une excellente prise en main recouvre la surface de la 5 Black.

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Si la forme globale reste la même, les dimensions ont quelques peu évoluées… à la hausse… ou à la baisse… tout dépends du point de vu ou l’on se place.
En effet, la caméra nu est légèrement plus imposante que la version 4, mais si l’on considère l’étanchéité « intégrée » de la Hero 5, alors elle est plus petite que la 4 incluant le caisson 40 mètres.

Le traditionnel bouton »Obturateur » conserve sa place sur la tranche supérieure de la caméra,  le bouton « Mode » quant à lui se voit déplacé sur la tranche droite de la caméra en lieu et place du bouton « Outils » qui lui disparaît définitivement.

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Deux trappes mécaniques et étanches, situées dessous et sur le coté gauche de la caméra, donnent accès pour l’une au logement batterie et slot Micro-SD et pour l’autre aux deux connecteurs HDMI et USB Type-C.

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=> la trappe protégeant les connecteurs peux se retirer afin de permettre une alimentation via une source externe, même dans le cas ou la Hero 5 Black est dans le support Frame.
=> cette trappe connecteur est disponible en pièce détachée en cas de perte

=> lors de l’insertion de la micro-SD, il faudra veiller à ce que la mémoire s’insert bien dans le slot prévu à cet effet, et non dans l’espace se trouvant juste devant… petite erreur de conception dirons-nous.

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Deux trous de part et d’autre du bouton obturateur et un troisième devant la trappe connecteurs tiennent lieu de prise son stéréo. GoPro agrémente également la Hero 5 Black d’une réduction de bruit.
La petite grille à côté du logement batterie, sur la face inférieure, renferme quant à elle le haut parleur.

La face avant reçoit le traditionnel écran de contrôle, ainsi que l’optique qui est protégée par une lentille (remplaçable) en verre Corning Gorilla Glass.
Je m’attendais à ce que les dimensions de cette lentille soient identiques à celles du caisson 40 mètres (permettant ainsi de réutiliser les différents filtres existants), mais ce n’est pas le cas… il faudra donc ré-investir !

Le point le plus remarquable de cette nouvelle GoPro est bien évidemment l’ajout d’un écran sur la face arrière de la caméra. Élément indispensable et pourtant incompréhensiblement absent sur la précédente version, il fait enfin son apparition sur la version 5 Black.
Malgré sa taille réduite, la lisibilité est exceptionnelle, le rendu couleur est très agréable et la sensibilité tactile est bluffante. La réponse aux mouvements du doigt est impeccable et diaboliquement précise.
Bref, du très bon, digne de la qualité GoPro.

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Un nouveau format (un de plus) de batterie équipe cette nouvelle caméra, il s’agit d’une Li-ion de 1220 mAh.

En ce qui concerne la connectique, vous aurez noté que j’ai précisé que la prise USB était de Type-C, un format relativement récent qui assure théoriquement un débit de 10 Gbits/s. L’avantage retiré pour la Hero 5 Black est la possibilité d’accéder à un flux vidéo HD 4K de 30 images/s via le cable USB.
=> plus d’infos sur l’USB Type-C ici

La Hero 5 Black est annoncée étanche à 10 mètres en l’état. Un caisson étanche 60 mètres, le Super Suit, est disponible en accessoire.
Je vois un très gros avantage à mettre un caméra étanche dans un caisson étanche… en cas d’infiltration d’eau dans le Super Suit (et oui, ça arrive si on laisse traîner un cheveux  ou un grain de sable sur le joint…) lors d’une plongée, l’étanchéité de la caméra assurera une protection supplémentaire.

En ce qui concerne les accessoires fournis, GoPro se montre en revanche de moins en moins généreux. En effet, avec la Hero 5 Black seul deux patchs autocollants sont fournis, en plus bien sûr de la batterie, du câble USB et du Frame. La version précédente comprenait le bras articulé et un Quick Release supplémentaire… quant à la première Hero c’était le support casque et le bandeau de tête… cqfd.
La bonne nouvelle, pour les possesseurs d’une version précédente, étant que TOUS les accessoires (excepté caissons et lentilles) sont compatibles.

Evolutions

Au delà de la cosmétique, quelques évolutions (plus ou moins significatives) ont été apportées à cette nouvelle version de la star des caméras embarquées.

Une puce GPS est « enfin » intégrée à cette version Hero 5 Black. Non pas que je sois fan du concept, mais la concurrence, Garmin en tête, avait pris de l’avance sur ce domaine et GoPro se devait de réagir.
Alors que Garmin, notamment, ajoute des fonctions de vitesses, traces, accéléromètre, bref un tas de fonctionne plus ou moins futiles, GoPro se cantonne à géo-taguer les vidéos et les photos, ce qui est finalement l’essentiel.
Par contre, ces géo-tagues, ne sont lus que par les logiciels GoPro.

Autre évolution (gadget) majeur qui m’a fait sourire lors de son annonce, mais qui m’a convaincu à la première utilisation est la commande vocale, permettant de piloter sommairement sa GoPro Hero 5 Black à distance. On risque bien de passer pour des neuneus, à parler à  sa GoPro en pleine rue, mais quel pied de déclencher un enregistrement à distance.
La liste des commandes disponibles est limitée aux commandes basiques, mais amplement suffisant pour l’usage standard, tel que changement de mode, début/fin d’enregistrement, highlight et arrêt de la caméra… (bon… un fois éteinte, impossible de la rallumer, tendre le bras il faudra).

La stabilisation fait également sa grande entrée dans la famille GoPro. Il était temps… Et les performances, sans atteindre celles d’un stabilisateur (tel le Karma Grip, le stabilisateur 3D de GoPro), sont excellentes. La stabilisation permet d’éliminer une bonne partie des vibrations, mais, s’agissant d’une stabilisation numérique (et non optique), un recadrage d’environ 10% de l’image est effectué à la source. Anecdotique en mode Superview, ce recadrage est un peu plus gênant en mode étroit, il faut en tenir compte.

La stabilisation est accessible dans toutes les résolutions, sauf en 4K.

La Hero 5 Black offre désormais un contrôle de la mesure d’exposition directement sur l’écran, le résultat étant visible instantanément sur l’écran et est utilisable en vidéo ainsi qu’en photo. L’ajout de cette fonction est un atout majeur de cette caméra, vous pourrez en effet définir avec précision quel élément de la vidéo/photo doit être utilisé pour exposer correctement votre scène.

La rotation automatique de la capture, en fonction de l’orientation de la caméra (haut et bas uniquement), est désormais intégrée, à l’instar de la Hero Session. Cette fonction, activée par défaut, peut-être paramétrée via le menu préférence de la caméra.

Et enfin, la prise de vue au format .GPR, le RAW à la sauce GoPro. Actuellement, le format .GPR ne semble pas être pris en charge par les logiciels de dématriçage (Lightroom et CameraRAw sont incapable de lire ce format pour le moment, de même que le navigateur de Mac OS). Il y a fort à parier que les logiciels phares du dématriçage prendront en charge le .GPR très prochainement.

Sans oublier, et c’est quand même la meilleure évolution, l’ajout d’un écran, tactile qui plus est. La lisibilité est vraiment très bonne, la netteté est excellente, malgré son format « trou de serrure », mais il était difficile de faire plus grand. Avec cet écran, GoPro dote la Hero 5 Black d’un véritable et bel outil.
Côté fonctionnalité tactile, la réactivité de l’écran est vraiment très bonne. La précision au doigt est parfaite, l’accès au menu se fait sans difficulté, les très gros doigts auront peut-être un peu de mal à sélectionner les menus et encore…

Fonctionnement

Le bouton « Mode » joue le rôle de commutateur on/off, il permet, une fois la caméra sous tension, de sélectionner le fonctionnement de la caméra parmi les 4 modes, que sont Vidéo, Photo, Rafale et Photo accélérée.

Le bouton « Obturateur » permet de lancer et d’arrêter l’enregistrement photo/vidéo. Une pression longue sur ce bouton caméra éteinte permet de lancer l’enregistrement  vidéo direct.

Tous les réglages de la Hero 5 Black s’effectuent par l’intermédiaire de l’écran arrière de la caméra. Les différents menus apparaissent par glissé de doigt.
Un glissé depuis la gauche ouvre la galerie photo/vidéo. Le même mouvement depuis la droite ouvre les réglages avancés de prise de vue, tel protune, stabilisation, low light, format de capture, etc… Un glissé de doigt depuis le haut donne accès aux menus connectivité et préférence, à l’activation/désactivation du contrôle vocal, ainsi qu’au verrouillage de la caméra.

Annoncé comme déroutant pour les possesseurs d’anciennes versions, la navigation dans les différents menus de la Hero 5 Black sont d’un simplicité déconcertante. Chaque options est à sa place et est accessible facilement.

Coté logiciel et application, GoPro propose deux applications pour smartphone et une pour ordinateur

  • Capture qui permet le contrôle de votre Hero à distance, ainsi que le partage sur les réseaux sociaux
  • Quick, décliné en version appareils mobile et ordinateur, est le logiciel de montage assisté (ou pas) de GoPro

Enfin, GoPro va lancer très prochainement son Cloud, sous le nom de PLUS. Ce cloud, qui sera un service payant (5$/mois selon toute vraisemblance) vous permettra d’accéder à tous vos films et vidéo « all over the world », ceux-ci étant transféré directement depuis votre GoPro.

Qualité Vidéo & Photo

Doté d’un capteur de 12 Mp, la nouveauté est à chercher du côté du format de prise de vue. En effet, outre le traditionnel .jpg, la Hero 5 Black embarque désormais du .GPR, le RAW version GoPro est une très bonne nouvelle pour les photographes experts maîtrisant le développement de ce type de fichier. La question actuelle est : « Comment développer les fichier .gpr ? »
En effet, à ce jour visiblement aucun logiciel (c’est le cas de Lightroom et  CameraRaw) ne prends en charge ce type de fichier. On peux espérer que ce soit le cas très prochainement, on peux espérer…

Le .GPR est par contre accessible uniquement en champs de vision large, erreur de développement ou choix volontaire ? Je suis sur ce point un peu perplexe…

Par ailleurs, l’ajout du contrôle d’exposition est une excellente nouvelle pour les vidéastes et photographes avertis.

Les photos au format .jpg reste excellente. La dynamique de capteur, ainsi que le dérawtisation interne fait magnifiquement sont travail. Toutefois, les images délivrées ont tendance à tirer un peu sur le jaune.

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Hautes et basses lumières sont correctement exposées, l’ensemble de l’image est très homogène, même si les ombres restent malgré tout un peu bouchées. L’activation du mode WDR permet d’optimiser encore davantage le rendu haute/basse lumière, au détriment toutefois d’une légère perte de contraste.

Le travail de réduction de bruit et de lissage est quant même un peu violent dès que l’on zoom dans l’image. Toutefois, cette perte de détail n’est visible qu’en zoomant très fortement dans l’image (ci-dessous à 500%)

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La qualité globale reste excellente et permet de ramener de magnifiques souvenirs de vos sorties à la montagne ou à la plage.

***

Je parlerais peu de la qualité vidéo, n’étant pas expert en la matière. Mais selon moi, la qualité reste toujours exceptionnelle avec un très bon traitement. La dynamique de capteur est encore une fois au rendez-vous et pour avoir pu tester toutes les GoPro depuis la sortie de la Hero (première du nom), je peux vous assurer qu’un très gros travail a été réalisé sur la gestion des hautes lumières. Hautes et basses lumières cohabitent en parfaite harmonie.
De plus, par rapport à la concurrence qui a tendance a lisser numériquement les images pour les rendre plus flatteuses, au détriment d’une perte de qualité, notamment un lissage des détails, GoPro reste très sobre et assure un niveau de détail vraiment agréable.

Côté format vidéo, pas de grosse évolution. Le 4K à 30 fps est toujours présent, le 1080p passe (et c’est une bonne nouvelle) lui à 120 fps et le 720p à 240, ce qui devrait permettre d’accéder à des ralenties du tonnerre.

La vidéo bénéficie toujours du mode Protune (permettant de régler entre autre balance des blancs, sensibilité ISO, netteté….

Voici une courte vidéo, brute de décoffrage, tout droit sortie de la Hero 5 Black, réalisée cet après-midi.

Avis

J’aime, j’aime, j’aime…

La GoPro Hero 5 Black est une belle réussite, pour ne pas dire une belle boucherie. De très intéressantes évolutions qui confortent GoPro dans sa place de Leader incontesté de la caméra embarquée.

Que dire de plus ? Ah oui, son positionnement prix ! 430€
Cela reste un jolie budget, certes, mais la qualité, la fonctionnalité, l’ergonomie sont réellement au rendez-vous… et finalement ce n’est pas si excessif. Vous vous souvenez du prix de lancement de la Hero 4 Black ? Non… moi si… 530€.

Donc je ne dirais qu’une chose, foncez chez votre revendeur préféré et lâcher votre tune… on a qu’une vie, autant en profiter.

Merci Au Vieux Campeur, sans qui ce test n’aurait pu exister.

logalvieuxcampeur

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